Décryptage de la santé financière de la Banque de Nouvelle-Écosse (BNS) : informations clés pour les investisseurs

Décryptage de la santé financière de la Banque de Nouvelle-Écosse (BNS) : informations clés pour les investisseurs

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The Bank of Nova Scotia (BNS) Bundle

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Vous regardez actuellement la Banque de Nouvelle-Écosse (BNS) et vous vous demandez si la récente volatilité est un signal d'achat ou un avertissement, en particulier avec le consensus « Conserver » des analystes de Wall Street. Honnêtement, la santé financière de la banque en 2025 repose sur deux moteurs : le noyau canadien est stable, mais le pivot des services bancaires internationaux crée du bruit. Nous avons vu le bénéfice net ajusté atteindre un solide 2 518 millions de dollars au troisième trimestre 2025, poussant le rendement des capitaux propres (ROE) ajusté à 12,4 %, ce qui constitue sans aucun doute une solide performance. Mais, pour être honnête, cette dynamique du troisième trimestre fait suite à un premier trimestre complexe où le bénéfice net ajusté s'est élevé à 2 362 millions de dollars malgré une perte de valeur massive résultant de la vente de certaines opérations en Amérique latine. La banque est bien capitalisée avec un ratio Common Equity Tier 1 (CET1) de 13,3 %, mais le marché pèse toujours la croissance à long terme par rapport aux vents contraires à court terme sur certains marchés internationaux. La question ne concerne donc pas seulement les 8,76 milliards de dollars de bénéfices consensuels prévus pour l’ensemble de l’année ; il s'agit de savoir d'où vient cette croissance et combien il en coûte pour y parvenir.

Analyse des revenus

Vous devez savoir si la croissance des revenus de la Banque de Nouvelle-Écosse (BNS) est durable, en particulier dans le contexte changeant des taux d'intérêt. Ce qu’il faut retenir directement, c’est que la BNS affiche une amélioration de la dynamique de ses revenus, avec un récent trimestre solide tiré par ses principaux segments bancaires et sa gestion de patrimoine, mais cela se produit parallèlement à une restructuration stratégique, mais coûteuse, de son empreinte bancaire internationale.

Pour les douze derniers mois (TTM) se terminant le 31 juillet 2025, la Banque de Nouvelle-Écosse a déclaré des revenus totaux d'environ 31,70 milliards de dollars canadiens, marquant une croissance d'une année sur l'autre de 7.43%. C'est vraiment un rythme solide. Plus récemment, le rapport du troisième trimestre 2025 a montré un chiffre d'affaires trimestriel de 8,45 milliards de dollars canadiens, qui était un robuste 15.50% augmentation par rapport à la même période l’année dernière. Cette croissance est principalement alimentée par un revenu net d’intérêts (NII) plus élevé – l’argent gagné grâce aux prêts moins le coût des dépôts – et par une solide performance des revenus hors intérêts.

Les flux de revenus de la banque se répartissent en deux catégories principales : les revenus nets d'intérêts et les revenus hors intérêts. Les revenus hors intérêts deviennent de plus en plus importants, d’autant plus qu’ils permettent une diversification au-delà des pures marges de prêt. Au deuxième trimestre 2025, les revenus hors intérêts ont augmenté 10% d'une année sur l'autre, qui s'explique principalement par l'augmentation des revenus de gestion de patrimoine, des revenus de négociation et des revenus de frais et commissions. Ce changement contribue à atténuer l’impact des cycles de fluctuation des taux d’intérêt sur les principales activités de prêt.

  • Revenu net d’intérêts : revenus provenant des activités de prêt de base.
  • Revenus hors intérêts : frais, commissions, transactions et gestion de patrimoine.

Lorsque l'on examine les secteurs d'activité, la contribution aux revenus met en évidence le modèle diversifié de la banque, même si le secteur bancaire canadien demeure l'élément le plus important. Voici un calcul rapide de la façon dont le gâteau des revenus a été réparti au troisième trimestre 2025, sur la base de la contribution approximative aux revenus du segment :

Secteur d'activité Chiffre d’affaires approximatif du troisième trimestre 2025 (CAD) Contribution au chiffre d'affaires total
Services bancaires canadiens 3,37 milliards de dollars canadiens ~35.54%
Banque internationale 3,0 milliards de dollars canadiens ~31.66%
Gestion de patrimoine mondiale 1,6 milliard de dollars canadiens ~16.91%
Banque mondiale et marchés 1,53 milliard de dollars canadiens ~16.13%

Le segment des services bancaires internationaux est celui où l’on constate le changement le plus important à court terme. La banque se concentre stratégiquement sur ses marchés principaux en Amérique du Nord et dans l'Alliance du Pacifique (Mexique, Pérou, Chili) tout en cédant ses activités non essentielles. Par exemple, la vente annoncée des activités bancaires en Colombie, au Costa Rica et au Panama a donné lieu à une importante perte de valeur ponctuelle de 1,355 milliard de dollars canadiens au premier trimestre 2025. Cette décision constitue une mesure claire visant à simplifier l’activité et à concentrer les ressources sur les régions à plus forte croissance et à plus haut rendement, même si elle entraîne une baisse temporaire des bénéfices. Les services bancaires internationaux ont encore connu un 7% augmentation du bénéfice ajusté d’une année sur l’autre au troisième trimestre 2025, démontrant la solidité sous-jacente des opérations restantes.

Global Wealth Management affiche des performances modestes, avec un bénéfice ajusté en hausse 13% d'une année sur l'autre au troisième trimestre 2025, en raison de la hausse des frais des fonds communs de placement et des revenus de courtage. Ces revenus basés sur les commissions sont moins sensibles aux cycles de crédit, ce qui constitue un excellent tampon pour la santé financière globale de la banque. Pour une analyse plus approfondie des principales forces et faiblesses de la banque, vous devriez consulter notre analyse complète : Décryptage de la santé financière de la Banque de Nouvelle-Écosse (BNS) : informations clés pour les investisseurs.

Mesures de rentabilité

Vous recherchez une lecture claire de la rentabilité de la Banque de Nouvelle-Écosse (BNS), et les chiffres de l'exercice 2025 témoignent d'un contrôle opérationnel solide luttant contre des vents contraires importants en matière de crédit. La conclusion directe est la suivante : la BNS génère des revenus solides et gère bien ses coûts, mais l'augmentation des provisions pour pertes sur prêts comprime ses résultats, ce qui fait que sa rentabilité nette est à la traîne par rapport à ses principaux pairs.

Pour les douze derniers mois (TTM) se terminant le 31 juillet 2025, la Banque de Nouvelle-Écosse a déclaré un bénéfice brut de 26,126 milliards de dollars. Ce chiffre, qui correspond essentiellement aux revenus totaux d’une banque (revenus nets d’intérêts plus revenus hors intérêts), montre que le cœur de métier est solide. Le bénéfice d'exploitation pour la même période était de 7,069 milliards de dollars. Mais vous voyez la pression lorsque vous atteignez le chiffre net : le bénéfice net TTM était de 4,810 milliards de dollars, ce qui représente une baisse de 6,13 % d'une année sur l'autre. C'est le signal clé.

Analyse des marges et comparaison avec les pairs

Un regard sur les marges permet de comprendre d’où vient la pression. La marge bénéficiaire d'exploitation (revenu d'exploitation divisé par le bénéfice brut) du TTM s'élève à environ 27,06 %. Il s’agit d’une mesure de l’efficacité opérationnelle avant impôts et éléments hors exploitation comme les pertes sur créances. La marge bénéficiaire nette, cependant, a été annoncée à 9,74 % pour un trimestre récent. Cet écart met en évidence le coût du risque dans l’environnement actuel, en particulier les provisions pour pertes sur créances (PCL). Vous ne pouvez pas ignorer la PCL. Le segment canadien, par exemple, a vu son bénéfice net chuter de 31 % sur un an au deuxième trimestre 2025, porté par une augmentation de 88 % des charges de provisions.

Voici un aperçu rapide de la façon dont BNS se compare à ses principaux pairs du secteur bancaire canadien en ce qui concerne les principaux ratios de rentabilité en 2025 :

Métrique (données 2025) La Banque de Nouvelle-Écosse (BNS) Pair (par exemple, RBC, TD) Moyenne du secteur/référence
Marge bénéficiaire d'exploitation (TTM) 27.06% Banque Toronto-Dominion : 39.38% Banque commerciale (marge EBIT) : 31.1%
Marge bénéficiaire nette (trimestre récent) 9.74% Banque Royale du Canada : 14.03% (Pas de moyenne directe de l'industrie)
Rendement des capitaux propres ajusté (ROE) (T3) 12.4% (Varie selon la banque) Estimation du ROE de l'industrie : ~11%

Le rendement des capitaux propres (ROE) ajusté de la Banque de Nouvelle-Écosse de 12,4 % au troisième trimestre 2025 est en fait supérieur à la moyenne estimée du secteur, qui est d'environ 11 %. Cela suggère que même si sa marge nette est comprimée par la PCL, la banque génère un meilleur rendement sur son capital actionnarial que la moyenne. C'est un signe définitivement positif pour le déploiement des capitaux.

Efficacité opérationnelle et tendances

Malgré la baisse du bénéfice net, la gestion des coûts de la banque est solide. La Banque de Nouvelle-Écosse a atteint un levier d'exploitation positif pendant cinq trimestres consécutifs à compter du deuxième trimestre 2025. Un levier d'exploitation positif signifie que le taux de croissance des revenus dépasse le taux de croissance des dépenses, ce qui est la définition d'un bon contrôle des coûts. Cette efficacité est essentielle car elle constitue une base plus solide lorsque le cycle du crédit s’inversera et que la PCL commencera à se normaliser.

L’efficacité opérationnelle est visible dans des segments spécifiques :

  • Le bénéfice ajusté de Global Wealth Management a augmenté de 17 % d'une année sur l'autre au deuxième trimestre 2025.
  • Les services bancaires et marchés mondiaux ont enregistré une augmentation de 29 % de leurs bénéfices au troisième trimestre 2025.
  • Les Services bancaires internationaux continuent de démontrer un levier opérationnel positif grâce à leurs initiatives de productivité.

Le risque à court terme reste l'environnement du crédit, mais l'activité sous-jacente prouve sa capacité à contrôler les coûts et à accroître les revenus hors intérêts. Pour un examen plus approfondi de l'orientation stratégique de ces segments, vous devriez consulter le Énoncé de mission, vision et valeurs fondamentales de la Banque de Nouvelle-Écosse (BNS).

Structure de la dette ou des capitaux propres

Vous examinez le bilan de la Banque de Nouvelle-Écosse (BNS) pour comprendre comment elle finance ses opérations et, honnêtement, l'ampleur de la dette d'une grande banque peut être stupéfiante. Ce qu’il faut retenir directement, c’est que même si la Banque de Nouvelle-Écosse (BNS) fonctionne avec un ratio de levier élevé commun à l’industrie, sa structure de financement est équilibrée par une base de capitaux propres importante et est soutenue par de solides notations de crédit de qualité investissement, ce qui maintient le coût de cette dette gérable.

Pour le trimestre se terminant en juillet 2025, la Banque de Nouvelle-Écosse (BNS) a déclaré une dette totale d'environ 220,46 milliards de dollars (Équivalent en dollars américains). Ce chiffre combine une dette à court terme importante et une obligation de location-acquisition d'environ 79,93 milliards de dollars avec une dette à long terme et une obligation de location-acquisition d'environ 140,52 milliards de dollars. Les banques sont uniques ; leur modèle économique repose sur l’acceptation de dépôts et l’émission de dettes pour financer des prêts, il est donc normal de voir des chiffres d’endettement élevés.

Voici un calcul rapide de l'effet de levier : le ratio d'endettement (D/E) de la Banque de Nouvelle-Écosse (BNS) s'élevait à environ 3.60 en juillet 2025. Ce ratio mesure le montant de la dette qu'une entreprise utilise pour financer ses actifs par rapport à la valeur de ses capitaux propres, qui étaient d'environ 61,21 milliards de dollars. Pour une société non financière, un ratio de 3,60 serait un énorme signal d’alarme, mais pour une banque diversifiée, c’est une autre histoire.

Pour être juste, ceci 3.60 Le ratio D/E est supérieur à celui de certains pairs, mais il reflète la nature de leur activité. À titre de comparaison, le ratio D/E médian du secteur pour les banques régionales américaines se situe autour de 0.50, mais un acteur majeur comme Bank of America a rapporté un ratio D/E de 1.20 à compter de septembre 2025. La différence met en évidence les différents traitements comptables et modèles économiques, mais c'est certainement un chiffre à surveiller. La banque équilibre cette dette avec un financement en fonds propres par le biais de bénéfices non distribués et de l'émission de nouvelles actions afin de maintenir un volant de capital sain, que les régulateurs surveillent de près au moyen de ratios d'adéquation des fonds propres.

  • Dette à court terme (T3 2025) : 79,93 milliards de dollars
  • Dette à long terme (T3 2025) : 140,52 milliards de dollars
  • Ratio d’endettement (T3 2025) : 3.60

La confiance du marché dans la capacité de la banque à gérer cet effet de levier se reflète dans ses notations de crédit. En avril 2025, Morningstar DBRS a confirmé la notation d'émetteur à long terme de la banque à « AA » avec une tendance stable, et Moody's a confirmé sa notation « Aa2 », également avec une perspective stable. Il s’agit de notations solides de qualité investissement qui permettent à la Banque de Nouvelle-Écosse (BNS) d’accéder aux marchés de la dette à moindre coût. C'est pourquoi le financement par emprunt est souvent préféré : il est moins cher que les capitaux propres et les intérêts sont déductibles d'impôt.

La banque utilise également activement les marchés de la dette. En novembre 2025 seulement, la Banque de Nouvelle-Écosse (BNS) émettait des billets de premier rang non garantis liés au marché, démontrant un accès continu au capital pour les activités de financement et de couverture. Ce refinancement constant est crucial pour qu'une banque puisse gérer son risque de taux d'intérêt et financer son portefeuille de prêts. Vous pouvez en savoir plus sur les autres indicateurs financiers de la banque dans Décryptage de la santé financière de la Banque de Nouvelle-Écosse (BNS) : informations clés pour les investisseurs.

Étape suivante : Vérifiez le ratio de fonds propres Common Equity Tier 1 (CET1) de la banque - la véritable mesure de la solidité du capital d'une banque - pour voir combien de fonds propres de haute qualité elle détient par rapport à ses actifs pondérés en fonction des risques.

Liquidité et solvabilité

Vous devez savoir si la Banque de Nouvelle-Écosse (BNS) peut couvrir ses obligations à court terme, et la réponse courte est oui, mais vous devez regarder au-delà des mesures habituelles de liquidité des entreprises. Pour une banque, le ratio actuel traditionnel (actifs courants divisés par les passifs courants) et le ratio rapide sont moins utiles car les dépôts des clients sont techniquement des passifs courants. Pourtant, aux yeux d'un investisseur, la position de liquidité de la BNS est solide.

En novembre 2025, la Banque de Nouvelle-Écosse (BNS) a déclaré un ratio actuel de 1,03 et un ratio rapide de 1,03. Il s’agit d’une position forte, indiquant que la banque dispose de suffisamment d’actifs liquides ou quasi-liquides pour faire face à ses dettes à court terme. Honnêtement, pour une institution financière, c’est définitivement un tampon sain.

Voici un petit calcul sur le fonds de roulement : pour une banque, le fonds de roulement est généralement négatif parce que les dépôts des clients – un passif massif à court terme – dépassent les actifs à court terme. La valeur liquidative actuelle de BNS s'élevait à environ -1,14T (billion) de dollars canadiens sur une base de douze mois. Ce que cache cette estimation, c’est la véritable solidité de leur financement. Une mesure plus significative est le ratio prêts/dépôts, qui s'est amélioré à 104 % au troisième trimestre 2025. C'est le signe d'une meilleure stabilité du financement et d'une moindre dépendance à l'égard d'un financement de gros plus coûteux.

Le tableau des flux de trésorerie overview pour l’exercice 2025, le tableau est mitigé mais gérable :

  • Flux de trésorerie opérationnel (OCF) : C'était positif, s'élevant à 4,38 milliards de dollars canadiens pour l'exercice 2025. Cette activité principale génère du cash, c’est ce que vous souhaitez voir.
  • Flux de trésorerie d'investissement : La banque a enregistré d'importantes sorties de fonds liées aux activités d'investissement, environ -11,559 milliards de dollars pour les douze mois se terminant en avril 2025. Ces sorties de fonds sont en grande partie dues aux ajustements de portefeuille et aux investissements stratégiques, et non à un signal d'alarme en soi.
  • Flux de trésorerie de financement : Le flux de trésorerie disponible (FCF) pour l’exercice 2025 a diminué de -16,12 milliards de dollars canadiens. Néanmoins, la décision de la banque d'annoncer une augmentation du dividende et un programme de rachat d'actions de 20 millions d'actions témoigne de la confiance de la direction dans ses capacités de génération de capital.

Les atouts globaux en matière de liquidité de la Banque de Nouvelle-Écosse sont évidents. Au deuxième trimestre 2025, les indicateurs de liquidité ont été décrits comme robustes et le ratio de fonds propres Common Equity Tier 1 (CET1) s'est amélioré à 13,2 %. Ce ratio CET1 est une mesure cruciale de la solvabilité (la capacité à faire face aux obligations à long terme) et est bien supérieur aux minimums réglementaires, ce qui indique une grande capacité à absorber des pertes inattendues. Le principal risque à court terme reste la nécessité d’augmenter les provisions pour pertes sur créances, ce qui peut freiner les bénéfices.

Pour en savoir plus sur la stratégie à long terme de la banque qui soutient cette stabilité financière, consultez le Énoncé de mission, vision et valeurs fondamentales de la Banque de Nouvelle-Écosse (BNS).

Analyse de valorisation

Vous regardez la Banque de Nouvelle-Écosse (BNS) et vous vous demandez si le marché a déjà intégré sa performance récente. Honnêtement, c'est la bonne question à poser. La réponse courte est la suivante : le marché considère actuellement la Banque de Nouvelle-Écosse comme étant correctement valorisée, se penchant vers le haut de sa fourchette historique, ce qui indique un consensus « Conserver » de la part de la plupart des analystes.

La reprise du titre au cours de l'année écoulée a été forte, mais les multiples de valorisation suggèrent que l'argent facile a été gagné. Nous devons examiner les ratios de base – cours/bénéfice (P/E) et cours/valeur comptable (P/B) – pour voir ce que vous payez définitivement aujourd'hui.

La Banque de Nouvelle-Écosse est-elle surévaluée ou sous-évaluée ?

Les mesures de valorisation de la Banque de Nouvelle-Écosse en novembre 2025 montrent une action qui s'est considérablement appréciée, poussant ses multiples au-dessus des moyennes à long terme. Le cours de l'action a augmenté de façon notable de 24,74 % au cours des 12 derniers mois, pour atteindre un prix proche de 94,80 $ CA (CAD) au TSX. Cet élan est formidable, mais cela signifie que la valorisation est plus serrée aujourd’hui qu’elle ne l’était il y a un an.

Voici un calcul rapide sur les principaux ratios de valorisation :

  • Ratio cours/bénéfice (P/E) : Le ratio P/E final se situe à environ 16,3x (CAD). Pour l’avenir, le P/E prévisionnel chute à environ 13,6x (CAD), ce qui suggère que les analystes s’attendent à ce que la croissance des bénéfices rattrape le prix actuel. Néanmoins, un P/E de 16,3x représente une légère prime par rapport à sa moyenne historique.
  • Ratio prix/valeur comptable (P/B) : Il s’agit d’une mesure essentielle pour les banques. Le ratio P/B actuel est d'environ 1,51x en novembre 2025. Pour une grande banque, ce multiple indique que l'action se négocie à une solide prime par rapport à sa valeur comptable, et qu'elle se situe près de l'extrémité supérieure de sa récente fourchette de 3 ans.
  • Valeur d'entreprise/EBITDA (EV/EBITDA) : Ce ratio n'est généralement pas une mesure significative ou disponible pour une institution financière comme la Banque de Nouvelle-Écosse, car le principal moteur de revenus des banques est le revenu net d'intérêts, et non l'EBITDA (bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement). Nous devrions nous en tenir au P/E et au P/B pour une valorisation bancaire précise.

Ce que cache cette estimation, c'est que le marché s'attend à ce que la division Opérations bancaires internationales soit le moteur de la croissance future, en particulier à mesure que l'environnement des taux d'intérêt se stabilise. Si cette croissance faiblit, la valorisation actuelle semblera rapidement chère.

Dividende et consensus des analystes

Pour les investisseurs axés sur le revenu, la Banque de Nouvelle-Écosse demeure un titre de base, versant un dividende important. Le rendement actuel du dividende est attrayant, oscillant entre 4,60 % et 4,68 % en novembre 2025. Le ratio de distribution (dividendes versés par rapport aux bénéfices) pour le trimestre se terminant en juillet 2025 était d'environ 0,59 (ou 59 %), ce qui est un niveau sain qui suggère que le dividende est bien couvert par les bénéfices, même après que le dividende trimestriel a été augmenté à 1,10 $ CA au deuxième trimestre 2025.

Le consensus de Wall Street fait écho à l'évaluation de la « juste valeur ». La note moyenne des analystes est définitivement « Conserver », avec un objectif de prix consensuel d'environ 86,50 $ CA (CAD). Cet objectif est en fait inférieur au cours actuel de 94,80 $ CA, ce qui indique que les analystes estiment que le titre a dépassé ses fondamentaux à court terme. Cela signifie que les analystes vous disent de conserver vos actions existantes, mais de ne pas vous précipiter pour en acheter davantage maintenant.

Pour comprendre ce qui motive ces opinions divergentes des analystes, vous devez être À la découverte de l'investisseur de la Banque de Nouvelle-Écosse (BNS) Profile: Qui achète et pourquoi ?

Mesure d'évaluation Valeur (novembre 2025) Implications
Cours actuel de l’action (TSX) 94,80 $ CA Forte reprise sur 12 mois (+24.74%)
Ratio P/E suiveur 16,3x Négocier avec une légère prime
Ratio cours/valeur comptable (P/B) 1,51x Proche du haut de gamme de sa gamme récente
Rendement du dividende 4.60% - 4.68% Attrayant pour les investisseurs à revenu
Consensus des analystes Tenir Assez valorisé ; conserver sa position actuelle

Votre action ici est simple : si vous possédez La Banque de Nouvelle-Écosse, détenez-la en raison de ses revenus élevés. Si ce n'est pas le cas, attendez un repli plus proche de l'objectif consensuel de 86,50 $ CA avant d'initier une nouvelle position.

Facteurs de risque

Vous regardez la Banque de Nouvelle-Écosse (BNS) parce que vous voyez le potentiel d’une banque mondiale diversifiée, mais vous devez savoir où la glace est mince. La banque a mis en œuvre un pivot stratégique important et, même si les résultats du troisième trimestre 2025 montrent une solidité, le bénéfice net a bondi à 2,527 milliards de dollars-cette transition elle-même, ajoutée aux pressions économiques externes, crée des risques évidents à court terme. Honnêtement, le plus grand défi consiste à naviguer dans le cycle du crédit tout en achevant la refonte stratégique.

Voici un calcul rapide : le ratio de fonds propres Common Equity Tier 1 (CET1) de la banque se situe à un niveau élevé. 13.3% à partir du troisième trimestre 2025, ce qui constitue un solide tampon contre les pertes inattendues. Il faut néanmoins surveiller trois domaines clés : la qualité du crédit, le coût du changement stratégique et l'environnement du marché extérieur.

Risques de crédit et financiers : le pincement du cycle du crédit

Le risque financier le plus immédiat est le potentiel de pertes sur prêts plus élevées, qui apparaît déjà dans la provision pour pertes sur prêts (PCL). Au deuxième trimestre 2025, les PCL ont atteint environ 1,4 milliard de dollars, avec un ratio PCL à 75 points de base. Cela reflète une attitude prudente, augmentant la provision pour pertes sur créances d'un montant cumulatif 1,8 milliard de dollars depuis fin 2022. Il s’agit d’une confrontation nécessaire avec la réalité dans une économie en ralentissement.

  • Exposition à l’immobilier commercial (CRE) : La BNS a une exposition significative à la CRE, totalisant 54% de son capital risque au troisième trimestre 2025. Une forte correction dans ce secteur, notamment aux États-Unis ou au Canada, impacterait directement le bilan.
  • Vents contraires dans le secteur bancaire canadien : Le segment domestique a connu une 31% baisse des bénéfices d'une année sur l'autre au deuxième trimestre 2025, en grande partie due à ces provisions pour pertes de crédit plus élevées et à une compression de la marge nette d'intérêts (MNI) de 14 points de base année après année. C’est clairement un point de pression.
  • Effet de levier élevé : Certains analystes soulignent que le ratio d'endettement de la banque est de 3.56 comme une préoccupation, suggérant un effet de levier élevé qui pourrait présenter des risques dans un environnement de marché volatil.

Risques stratégiques et opérationnels : le coût du changement

La décision stratégique de se concentrer sur le « corridor nord-américain » (Canada, États-Unis et Mexique) et de céder les actifs non essentiels d’Amérique latine est judicieuse à long terme, mais elle s’accompagne d’un prix et d’un risque d’exécution élevés. Au premier trimestre 2025, la banque a pris des mesures substantielles 1,36 milliard de dollars charge de dépréciation liée à la vente de ses activités bancaires en Colombie, au Costa Rica et au Panama. C'est le prix de la simplification.

Sur le plan opérationnel, la banque investit massivement dans la transformation numérique et l’innovation en matière d’IA pour accroître son efficacité. Pour être honnête, il s’agit d’un investissement nécessaire, mais il introduit un risque élevé, bien que gérable, de cyberattaques, qui devrait dépasser 10 500 milliards de dollars en coût mondial d’ici fin 2025, selon les projections de l’industrie. La banque y répond par un changement de direction, en nommant un nouveau directeur des risques et un directeur de la stratégie et des opérations en novembre 2025 pour accélérer la feuille de route stratégique et se concentrer sur les fonctions d'entreprise telles que les données et l'analyse.

Risques externes et atténuation

L’environnement extérieur présente deux risques majeurs : la normalisation des taux d’intérêt et l’incertitude géopolitique commerciale. Alors que la BNS a bénéficié de taux d’intérêt élevés en 2025, un pivotement vers des taux plus bas pourrait exercer une pression sur les marges nettes d’intérêt (MNI) à l’échelle du secteur, autour desquelles Deloitte prévoit de s’établir. 3% d'ici la fin de l'année.

La menace de droits de douane, notamment entre les États-Unis et le Canada, constitue un autre obstacle. Le directeur des risques de la banque a noté au premier trimestre 2025 que cette incertitude provoquait une « stase » de l'activité d'emprunt, bien qu'il ait qualifié l'impact potentiel des tarifs de « significatif mais gérable ».

La stratégie d’atténuation est claire : diversification et solidité du capital. Le segment Global Wealth Management de la banque, avec 407 milliards de dollars des actifs sous gestion au troisième trimestre 2025, constitue une source importante de revenus hors intérêts, rémunérés à la commission, qui agit comme une couverture contre la volatilité des taux d’intérêt. De plus, les efforts d’optimisation du bilan ont amélioré le ratio prêts/dépôts à 104%, en baisse par rapport à 116 % au quatrième trimestre 2022, renforçant les paramètres de financement.

Pour une analyse plus approfondie de la santé financière globale de la banque, vous devriez lire notre analyse complète : Décryptage de la santé financière de la Banque de Nouvelle-Écosse (BNS) : informations clés pour les investisseurs.

Étape suivante : Finance : modélisez une augmentation de 15 % des PCL pour le quatrième trimestre 2025 afin de tester la valorisation de votre BNS d'ici vendredi.

Opportunités de croissance

Vous recherchez des éclaircissements sur la direction que prendra la Banque de Nouvelle-Écosse (BNS), surtout après un an de recalibrage stratégique. La conclusion directe est la suivante : BNS délaisse sa large exposition internationale pour se concentrer sur des activités à haut rendement des capitaux propres (ROE) sur les marchés clés, ainsi qu'une concentration laser sur l'efficacité numérique.

La banque est sans aucun doute réaliste et consciente des tendances, attribuant sa croissance à court terme à trois facteurs clairs : l'optimisation des services bancaires internationaux, une augmentation des revenus de commissions des services bancaires et marchés mondiaux (GBM) et un redressement attendu depuis longtemps dans les services bancaires canadiens. Voici un calcul rapide de ce que cela signifie pour vos perspectives d’investissement.

Croissance future des revenus et estimations des bénéfices

Le consensus pour l'exercice 2025 de la Banque de Nouvelle-Écosse suggère un solide rebond de la rentabilité, tiré par un revenu net d'intérêts meilleur que prévu. La direction a réitéré un objectif de croissance du bénéfice par action (BPA) de 5 à 7 % pour l’exercice 2025. Pour être honnête, il s’agit d’un objectif réaliste compte tenu des difficultés économiques, mais il témoigne de la confiance. Pour rappel, le BPA estimé pour l’exercice 2025 se situe autour de 4,90 $ US.

La banque connaît de solides performances sectorielles qui soutiennent cette croissance : les résultats du troisième trimestre 2025 ont montré un BPA dilué à 1,84 $ et un chiffre d'affaires total à 9,49 milliards de dollars. La diversification des revenus fonctionne, Global Wealth Management et Global Banking & Markets générant une croissance des bénéfices à deux chiffres.

Segment Croissance du bénéfice ajusté du troisième trimestre 2025 (sur un an) Moteur de croissance clé
Banque mondiale et marchés (GBM) 29% Frais de marchés de capitaux et de fusions et acquisitions
Gestion de patrimoine mondiale 13% Frais de fonds communs de placement et de courtage
Banque internationale 7% Génération de revenus et gestion des dépenses

Des initiatives stratégiques qui stimulent la croissance

La discipline en matière de capital et une présence internationale ciblée sont au cœur de la stratégie de la Banque de Nouvelle-Écosse. Ils ne recherchent pas seulement le volume ; ils recherchent de meilleurs rendements. Cela implique une liquidation des actifs non essentiels, comme en témoigne la vente annoncée des opérations bancaires en Colombie, au Costa Rica et au Panama.

Les principales initiatives stratégiques qui stimuleront les performances futures comprennent :

  • Orientation internationale : Prioriser les marchés à fort potentiel d’Amérique latine, notamment le Mexique, le Pérou et le Chili, où ils sont présents de longue date. L’objectif est de maximiser le ROE dans ces régions.
  • Transformation numérique : Investir massivement dans l’expansion des services bancaires mobiles et tirer parti de l’intelligence artificielle (IA) pour rationaliser les opérations et améliorer l’expérience client. Il s’agit de générer un levier d’exploitation afin d’obtenir une croissance des revenus supérieure à celle des dépenses.
  • Redressement du secteur bancaire canadien : Se concentrer sur l'innovation des produits et l'efficacité des ventes pour combler l'écart de rendement des capitaux propres d'environ 500 points de base avec les concurrents. C'est la plus grande opportunité nationale.

Avantages concurrentiels et positionnement

Le principal avantage concurrentiel de la Banque de Nouvelle-Écosse réside dans sa stratégie de croissance internationale unique et ciblée, qui la différencie de ses pairs canadiens. Même si cette exposition ajoute une certaine volatilité aux devises, elle donne accès aux économies à croissance plus rapide des pays de l’Alliance du Pacifique (Mexique, Pérou, Chili).

De plus, la situation du capital de la banque constitue un atout considérable. Avec un ratio Common Equity Tier 1 (CET1) de 13,2 % au deuxième trimestre 2025, il se situe bien au-dessus du minimum réglementaire de 11,5 %. Cette solide base de capital donne à la direction la flexibilité nécessaire pour poursuivre sa croissance, gérer les risques de crédit et continuer à restituer du capital aux actionnaires, y compris un rendement de dividende élevé d'environ 4,7 %. Vous voulez en savoir plus sur qui achète les actions ? Tu devrais lire À la découverte de l'investisseur de la Banque de Nouvelle-Écosse (BNS) Profile: Qui achète et pourquoi ?

La banque constate également une forte dynamique dans son segment Banque mondiale et marchés, où les revenus autres que d'intérêts, comme les commissions de souscription et de conseil, augmentent rapidement, les commissions de fusion et d'acquisition dépassant déjà les niveaux de l'année 2024 au premier semestre 2025. C'est un signe clair de solidité dans une activité à marge élevée.

Finances : projet de vision de trésorerie sur 13 semaines d'ici vendredi

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